Manteau Michel : Le test

Bonjour à tous ! Une nouvelle catégorie voit le jour : la revue des tests de patrons auxquels je participe.

Et on commence avec le patron du manteau Michel , dernier né de la collection de Chez Machine. Aurélie m’a contacté cet été pour me proposer de participer aux tests de sa prochaine collection et je n’ai pas hésité une seconde ! Quel privilège de pouvoir faire partie du processus de création des patrons !!! J’ai tout de suite été très emballée !

Dans le cas de ces tests , la proposition était simple : on coud des patrons que l’on veut parmi la collection puis on fait les retours de notre expérience en fonction des questions d’un formulaire pré établi, mais on peut dire tout ce qu’on pense ! Et on reçoit en retour la pochette du ou des patrons que l’on a cousu une fois que celui-ci a été édité dans sa version finale.

Je sais que certaines testeuses se font fournir les tissus pour les tests lorsqu’elles sont en collaboration avec des merceries : ça n’est pas mon cas, j’ai moi même acheté tous les tissus des mes tests et j’avoue qu’au départ, c’est une dépense que je n’avais pas prise en compte. Alors il faut juste le savoir si vous acceptez de participer à des tests, personnellement je n’aurais pas refusé même si j’y avais pensé au départ. Par contre, j’ai fait un maximum avec les tissus que j’avais en stock ou avec de la seconde main.

La collection était au départ composée de 4 pièces : 2 blouses, une robe et un manteau. J’ai tout de suite flashé sur le manteau  ! Un vrai coup de cœur pour le dessin technique ! Et c’est celui que j’ai voulu faire en premier.

La petite blague de mon test de Michel c’est qu’en plein mois d’août, et bien il n’y a pas de laine dispo dans la mercerie du coin ! J’ai donc du leur faire ouvrir la réserve et je suis allée choisir ma laine dans l’entrepôt, une vrai caverne d’Ali baba ! Un paradis pour les couturières!

Michel est donc un manteau avec une forme boule  , des manches style kimono, et du bord-côte pour terminer les manches et le col. La fermeture par un zip termine le coté street-wear .

La forme épurée du manteau offre l’avantage d’avoir un montage assez simple au niveau du corps et des manches. Juste un petit jeu de fronces aux épaules qui ne vous posera aucun problème !  La vraie difficulté technique de Michel réside dans le montage du col : en effet il faut réaliser de belles coutures en angles et les crantées “suffisamment-mais pas trop” pour avoir un beau rendu .

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Je pense que c’est un peu ma bête noire ces couture en angles sur les cols… mais pour vous aider je vous conseille le tuto de république du chiffon pour monter la veste Michelle, le crantage du col y est très bien expliqué et illustré : alors ATTENTION , on est d’accord que c’est pas du tout le même montage que pour le manteau Michel , mais dans la philosophie on comprend bien comment il faut faire le crantage avec ce tuto.

Je vous laisse le lien ICI , au cas où !

Et une fois que l’on a passé cette étape ? Et bien c’est Easy, le montage de la doublure est simplifié et pour celle qui le veulent, il y a même l’option de finir les manches en mode rapide sans retourner le manteau !

Perso j’ai fait une finition en prenant le bord-côte en sandwich entre la doublure et le manteau parce que je suis un peu maniaque de la finition surtout pour ce genre de pièce que l’on porte en général très souvent.

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Que vous dire d’autre sur mon Michel …. Ah si peut être que je me suis un peu planté sur le choix de ma laine, lorsque j’ai voulu le porter lors des premiers frimas, je me suis vite rendue compte que mon lainage était trop fin et que je ne pourrais pas le porter en hiver et ça ce n’était pas possible !! Je suis donc retournée dans ma mercerie et j’ai vu avec les vendeuses la meilleure solution pour tripler le manteau en ajoutant une couche de ouatine entre le manteau et la doublure ! Je suis repartie avec une sorte de ouatine feutrée qu’elles vendent régulièrement pour faire l’intérieur des gigoteuses de bébé … tu vois le truc bien douillet dans lequel tu veux te lover et ne plus jamais sortir ???

Bref j’ai refait un manteau en triplure et j’ai ouvert mon manteau  par la doublure . Bon j’avoue, je n’ai pas démonté tout le manteau, j’ai juste intercalé mon “troisième” manteau entre le tissu extérieur et la doublure plus j’ai fixé celui ci aux coutures du col, des manches et du bas de vêtement, j’ai quand même défait puis refait le glaçage en bas pour que ce soit propre.

Alors, on est d’accord qu’une “vraie” triplure aurait été de défaire le manteau et de “doubler” chacune de mes pièces avec la ouatine avant de remonter le manteau … mais bon moi et les règles de l’art : on s’arrange ! Vous commencez à me connaitre !

Et puis au final ? on le valide ce Michel ?

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On le valide à 10 000% !!! Déjà il est ample ce qui fait que l’on peut mettre absolument tout ce que l’on veut en dessous! Exit le problème du ” je peux pas mettre ce pull a manche chauve-souris en laine super épais parce qu’avec mon manteau ça va pas le faire” ! Il est compatible avec toute les tenues. Il est suffisamment long pour cacher ton gilet d’hiver mais pas trop pour qu’on ne croit pas que tu as oublié ta robe quand tu porte des collants ! Le seul reproche qu’on peut faire à Michel, c’est qu’il n’a pas de poche pour mettre nos petites mains au chaud, mais on oublie vite ce détail quand on le porte régulièrement!  Pour celles que cela gêneraient énormément, je pense que l’on peut tenter des poches paysannes sur les devants. Si j’en refait un je pense que c’est ce que je ferais.

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Pour finir, moi, Michel, je l’ai complémentent adopté, je le porte tout les jours depuis que le froid est arrivé, le seul qui ne l’aime pas c’est mon manteau Raymond de l’année dernière car il reste tout seul au placard depuis qu’il est arrivé…

Pour la suite je vous parlerai de la Blouse Carmen ! A bientôt

 

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Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

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